Parajuriste : se lancer en affaires – une bonne idée ou pas ?

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Parajuriste : se lancer en affaires – une bonne idée ou pas ?

Peut-être que certain(e)s d’entre vous y ont déjà pensé. Que ce soit resté une idée floue ou que vous vous êtes finalement décidé(e) à faire le grand saut, l’entreprenariat suscite des réactions très partagées. D’un point de vue personnel, suite au lancement de Novea Recrutement, j’ai reçu beaucoup d’encouragements. J’ai également eu beaucoup de commentaires du genre « je t’envie beaucoup » ou « j’ai toujours voulu me partir à mon compte, mais je n’ai jamais eu le courage de le faire ». Aujourd’hui donc, j’ai choisi d’aborder le sujet de l’entreprenariat. Est-ce difficile d’être parajuriste à son compte ? Que faut-il évaluer avant de faire le grand saut ? Quels sont les principaux obstacles à ce fameux projet ? Quels sont les avantages et désavantages d’être un(e) parajuriste autonome ?

Le facteur « difficulté »
C’est bien connu de tous, se lancer en affaires n’est pas facile. Il faut être prêt(e) à supporter la pression qui accompagne cette décision. Il y a beaucoup de choses à penser, à prendre en considération, à chaque jour. Ce n’est donc pas si difficile d’avoir sa propre compagnie, mais c’est beaucoup de travail. Si vous entreprenez votre projet avec la certitude que cela est trop difficile, vous n’arriverez à rien, de toute façon. Il faut simplement se relever les manches, et être prêt(e) à s’investir corps et âme.

Le facteur « plan d’affaires »
La première étape est d’évaluer s’il y a un besoin pour votre entreprise. Pour ce faire, il convient de parler aux gens autour de vous, particulièrement aux contacts que vous avez créés pendant toute votre carrière. Il faut savoir identifier le bassin potentiel de clients et monter un plan d’affaires réaliste. Dans ce plan, il faut calculer les investissement initiaux (locaux, matériel, salaire s’il y a lieu) et s’assurer d’avoir assez d’argent pour être capable de payer les factures pour une période variant de trois à six mois. Il est également à propos de se fixer des objectifs réalistes à court et à long terme ainsi que de mettre sur pied un plan B.

Le facteur « obstacles »
Un des plus grands obstacles que l’on puisse rencontrer quand nous effectuons le lancement d’une compagnie est le manque de temps. Savoir prioriser est la clé pour avoir une semaine réellement productive. L’impression de courir partout comme une poule pas de tête se fait sentir de manière assez récurrente et ce, dès la première journée. De plus, la pression quotidienne peut rapidement peser lourd. Si vous ne faites pas le travail, personne ne le fera à votre place. Vous ne voulez pas tomber malade, vous n’avez pas le temps. Il faut donc s’assurer de bien concilier travail et vie personnelle. La peur de manquer de fonds peut également faire obstacle à l’épanouissement du projet.

Avantages/désavantages
Les avantages liés au fait d’avoir son entreprise sont nombreux. On y compte notamment l’autonomie la plus totale dans les dossiers, la flexibilité des horaires et le contrôle sur la charge de travail. Aussi, la possibilité d’avoir des revenus importants est également très intéressante. La polyvalence du rôle d’entrepreneur est un avantage pour toute personne qui aime faire plusieurs choses telles que les finances, la gestion marketing, l’administration, etc. Ne pas avoir à se rapporter à des supérieurs difficiles ou avec qui vous ne partagez pas la même éthique de travail est également un très bon avantage. Vous êtes en charge d’offrir le meilleur service pour vos clients, de promouvoir les valeurs de votre entreprise et de créer des liens à long terme.

Du côté des désavantages, on peut compter l’instabilité financière, le manque de mentorat (parfois il est bien de pouvoir poser des questions à d’autres gens pour voir si nous avons les bons réflexes), la peur de manquer de ressources et le manque de temps. En effet, nous croyons souvent que puisque nous pouvons faire notre propre horaire, nous pouvons travailler de moins longues heures, mais c’est faux ! Plus vous vous sentirez engagé(e) dans votre projet, plus vous aurez envie d’y dédier du temps.
L’entreprenariat est certes un beau projet, mais n’oubliez pas qu’il faut être prêt à mettre les bouchées doubles !

Par : Marie-Eve Altur, directrice et fondatrice de Novea Recrutement
Article original rédigé pour le Liaison (Association Canadienne des Parajuristes)

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